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Dossier de Presse (2/2)
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| L'agefi actifs |
14/09/2006 |
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DANS LES COULISSES
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MISE EN RELATION
CGPI/CLIENTS |
| Article paru dans le N° 266 du 8 au 14 septembre 2006
Décerner un label de qualité aux conseillers en
gestion de patrimoine indépendants
La société
Primopatrimoine propose, via son site internet, de protéger les
investisseurs en les mettant en relation avec des CGPI triés sur le
volet.
Accessible aux particuliers
depuis le 9 juin dernier, le service a labellisé à ce jour près
d'une soixantaine de professionnels sur 80 % du territoire.
<<Au travers de ce label de qualité, nous offrons aux
investisseurs potentiels un maximum de sécurité tout en permettant
aux professionnels labellisés de se distinguer et de sortir de la
masse des conseillers indépendants ", explique François
Raphaël, cofondateur et responsable des partenariats de
Primopatrimoine.
Cet ingénieur de formation et ancien
gestionnaire de patrimoine au sein d'un réseau d'indépendants
défend une vision " pragmatique de la gestion de patrimoine
axée sur l'approche globale et la transparence ". La création
de Primopatrimoine se veut également une réponse " à la vente
de produits de défiscalisation engageant le client sur plusieurs
années par des commerciaux formés en deux jours à la gestion de
patrimoine. Notre politique repose avant tout sur la mise en avant de
conseillers en gestion de patrimoine ayant une vraie éthique ",
poursuit-il. D'où l'idée d'une labellisation, gage de
professionnalisme pour les clients.
Obtention du label. Pour obtenir le label, les
professionnels doivent répondre à des critères d'indépendance les
sociétés ne devant pas être engagées contractuellement directement
ou indirectement envers une seule marque pour chacun des produits
qu'elles proposent -, mais aussi de déontologie, de compétence et de
conformité avec la législation en vigueur. Concrètement, un CGPI
doit se rendre sur le site, à la rubrique " Espace partenaires
", et remplir un dossier pour une prise de contact ultérieure
par Primopatrimoine. L'affiliation est pour l'instant gratuite, cette
situation pouvant être amenée à évoluer en fonction des services
que pourra proposer Primopatrimoine dans les mois et années à venir
aux labellisés.
Mise en relation. Après avoir navigué sur le site, où
figure une information sur tous les volets de la gestion de
patrimoine, l'internaute peut demander à rencontrer un professionnel
labellisé proche de chez lui pour un premier entretien gratuit.
" Nous n'avons pas souhaité mettre un simulateur en ligne; une
simulation optimisée ne peut être réalisée qu'en présence d'un
expert indépendant qui présentera au préalable tous les montages
possibles en fonction des objectifs et de la situation personnelle du
prospect ", ajoute François Raphaël. Le labellisé ne peut pas
refuser un prospect envoyé par la société sur la base de critères
financiers (montant minimum de revenus ou de patrimoine, par exemple).
Contrôle des CGPI. Avant l'entretien, chaque prospect est
systématiquement appelé par une personne du site lui expliquant le
fonctionnement du label et l'encourageant à se manifester en cas de
problème avec le conseiller rencontré. " Notre démarche est
avant tout éducative, avec l'objectif de préparer les clients à la
rencontre avec un professionnel de la gestion de patrimoine. "
Une fois passé le rendez-vous avec le CGPI, Primopatrimoine effectue
des sondages auprès des prospects et clients afin de s'assurer de la
bonne conduite du conseiller. " Par la suite, nous allons mettre
en place un observatoire de contrôle, dont le suivi sera effectué
par un organisme indépendant afin de ne pas être juge et partie. En
cas de non-respect des règles, le labellisé contrevenant sera
immédiatement radié ", conclut François Raphaël. Reste
maintenant à suivre l'accueil que réservera la profession des
indépendants à ce type d'approche, en sachant que Primopatrimoine
revendique déjà 57 CGPI labellisés.
Dimitri Moucheroud
| Primopatrimoine
en bref |
| Créée en novembre 2005 et basée
à Allauch, dans les Bouches-du-Rhône, Primopatrimoine est une SARL
dont l'objectif est de mettre en relation, d'un côté, des
particuliers et, de l'autre, des conseillers indépendants.
Indépendante de tout réseau bancaire, d'assurance ou de promoteurs
immobiliers, elle est uniquement détenue par des associés
personnes physiques, au nombre de huit. Sa rémunération, en tant
qu'apporteur d'affaires, est assise sur le volume collecté, sans
objectif de résultat pour les professionnels labellisés. |
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| Rubrique " ARGENT " de l'édition du
24-25/09/2006 du journal " LE MONDE "
L'apport des indépendants
Les jeudi 28 et vendredi 29 septembre, se tiendra au Centre de
congrès de Lyon la treizième édition du salon Patrimonia. Ce
rendez-vous annuel des spécialistes de la gestion de patrimoine sera,
une fois de plus, l'occasion de faire le point sur les conseillers en
gestion de patrimoine indépendants (CGPI), une profession qui monte
en puissance depuis quinze ans. On estime leur nombre à environ 3
000.
Longtemps perçus comme une nébuleuse d'amateurs, si ce n'est de
margoulins prêts à tout pour attirer le chaland, les CGPI s'imposent
depuis quelques années comme des professionnels à part entière,
susceptibles parfois de rivaliser avec les meilleurs départements de
gestion privée des banques. "Ils constituent aujourd'hui la
force vive de la prestation de services patrimoniaux", affirme
Patrick Petitjean, directeur de la société Patrimoine Management et
associés, une filiale de BNP Paribas Assurances.
Cette métamorphose, les CGPI l'ont opérée au prix d'un sévère
effort de structuration et de formation qui s'est notamment soldé par
une importante mue statutaire. Aujourd'hui rassemblée autour d'un
syndicat majoritaire, la Chambre des indépendants du patrimoine
(CIP), la profession se présente comme une sorte de "couteau
suisse" de la gestion de patrimoine. "Notre valeur ajoutée,
c'est d'être des généralistes du patrimoine susceptibles de trouver
des solutions personnalisées à partir de divers comparatifs de
produits et de techniques juridiques et fiscales", résume Meyer
Azogui, président de Cyrus Conseil, une importante structure
indépendante de gestion de patrimoine.
A la fois courtiers en assurances, agents immobiliers et
démarcheurs en placements financiers (activité où ils sont
mandatés par les fournisseurs de sicav et de fonds communs de
placement), les indépendants ont ajouté récemment une corde à leur
arc : ils sont aussi conseillers en investissement financier (CIF).
PROMOTEURS DE LA MULTIGESTION
Institué par la loi de sécurité financière du 1er août 2003,
ce nouveau statut oblige l'indépendant qui souhaite l'obtenir à
diverses contraintes. Il doit notamment être couvert par une
assurance de responsabilité civile (elle dédommage le client en cas
de graves problèmes) et adhérer à une association professionnelle
agréée par l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme
boursier français.
Le conseiller en investissement financier doit par ailleurs faire
preuve d'honorabilité, d'expérience (deux ans minimum selon les
textes, cinq ans pour les membres de la CIP) et de compétence.
Mandaté par son client et payé en honoraires, le CIF a pour mission
d'établir un diagnostic patrimonial approfondi et une stratégie
d'investissement consignée par écrit.
Pour donner des consultations juridiques, il doit pouvoir
prétendre à la compétence juridique appropriée (CJA), laquelle
exige un diplôme suffisant en droit ou en gestion de patrimoine (maîtrise,
DEA ou DESS), ou, à défaut d'une expérience d'au moins cinq ans
dans le domaine du droit du patrimoine.
Bardé de ces multiples garanties, le conseiller en gestion de
patrimoine indépendant se différencie des salariés des réseaux
bancaires ou d'assurance certes par l'indépendance, mais aussi par la
pérennité. S'opposant en cela à la valse permanente des conseillers
bancaires, il n'est pas rare qu'un CGPI suive un client (et souvent
toute une famille) sur plusieurs générations.
Les CGPI ont par ailleurs été parmi les premiers promoteurs de la
multigestion. Selon la société d'études Aprédia, qui établit
chaque année une radiographie de la profession, 90 % des CGPI
travaillent avec au moins sept fournisseurs de produits financiers
différents. Et 93 % des sondés font appel aux plates-formes
financières pour trouver des solutions à leurs clients. Mises au
point par des assureurs ou des banquiers (Cardif, Axa, la Fédération
continentale, La compagnie 1818 de la Caisse d'épargne, Sélection R
de Rothschild, Cholet Dupont Partenaires, Cortal, Vie Plus, Skandia,
etc.), ces plates-formes ont pour caractéristique commune d'être
ouvertes aux principales sociétés de gestion de la place.
Le portrait de l'indépendant appelle cependant quelques retouches.
Tous les CGPI ne se ressemblent pas, et pouvoir faire le tri est
indispensable. Certains d'entre eux restent avant tout des courtiers
en placements (immobilier notamment), davantage mus par la commission
qu'ils vont toucher de la part du fournisseur de produits (assureurs,
promoteurs) que par l'intérêt de leur client.
Laurence Delain
Des contraintes qui sont autant de garanties pour
le client
En dépit de ses métamorphoses, la profession de conseiller en
gestion de patrimoine indépendant (CGPI) reste hétéroclite,
composée à la fois de grosses structures reconnues pour leurs
compétences en droit civil et fiscal et d'une multitude de petits
cabinets où le CGPI est seul maître à bord.
"On trouve encore un
peu de tout, et il faut notamment pouvoir faire la différence entre
les vrais conseillers patrimoniaux et les simples commerciaux,
uniquement conditionnés par leurs commissions", remarque
François Raphaël, cofondateur de Primopatrimoine, une société qui,
depuis le mois de juin, a mis en ligne un service de sélection de
CGPI.
Outre bien identifier le type de cabinet auquel il s'adresse,
l'épargnant doit pouvoir vérifier où il met les pieds. Ses
multiples statuts confèrent au CGPI autant de contraintes
réglementaires censées protéger le client. Ainsi, en tant que
courtier en assurance, agent immobilier et démarcheur de produits
financiers, le CGPI est soumis à un règlement précis qui, entre
autres, lui impose de contracter des assurances de responsabilité
civile et des garanties financières, destinées à couvrir le client
en cas de sinistre. Ces différents statuts doivent donc être
énoncés et être lisibles pour le client (numéro des cartes
professionnelles sur les papiers à en tête du cabinet).
VERS QUI SE TOURNER EN CAS DE LITIGE
En matière de conseil, le CGPI est soumis à une obligation de
moyens (et non de résultats) et doit pouvoir prouver qu'il a fait son
possible pour atteindre les objectifs patrimoniaux définis avec son
client. A cet égard, le statut de conseiller en investissement
financier (CIF) non seulement exige la réunion de diverses qualités
en matière de professionnalisme, mais oblige l'indépendant à
consigner par écrit ses recommandations. Ce qui constitue un verrou
de sécurité supplémentaire tant pour l'épargnant... que pour le
conseiller.
Détenir un label de la CGPC (association des conseiller en gestion
de patrimoine certifiés) ou une norme Iso est aussi un plus. Quant à
l'adhésion à un syndicat professionnel reconnu par l'Autorité des
marchés, elle s'impose comme une garantie indispensable. Cela oblige
l'indépendant à respecter un cahier des charges exigeant en matière
de garanties financières et professionnelle (de 1,5 à 1,8 million
d'euros par sinistre selon les activités pour les membres de la
Chambre des indépendants). Et le client saura vers qui se tourner en
en cas de litige avec un CGPI adhérent.
L. De.
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| L'agefi actifs |
19/07/2006 |
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| Gestion de Fortune |
01/10/2006 |
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Article paru dans le N° 164 du mois d'octobre 2006
Primopatrimoine propose un label qualité aux indépendants
Un nouvel acteur
ou un acteur de plus ? Une société prétend mettre en relation
clients et conseillers indépendants sur la base d'un " label
qualité ".
Le communiqué qui informe de
la création de primopatrimoine.com laisse perplexe.
Extraits : " L'internaute a à sa disposition sur le site,
gratuitement, une information claire et complète sur l'immobilier,
l'assurance, la banque et la bourse et sur 2 volets d'actualité que
sont la défiscalisation et la retraite. Il souhaite aller plus loin
dans sa réflexion d'investisseur : il demande à rencontrer (RDV
gratuit et sans engagement) près de chez lui un expert indépendant
labellisé Primopatrimoine (55 experts à ce jour), qui s'est engagé
par écrit à notre charte qualité exigeante. "
S'agit-il d'un leurre pour masquer une opération qui pourrait
permettre de se constituer un fichier-clients, ou d'une volonté
réelle d'apporter une réponse à la question qui tarabuste les
clients : " Comment être certain de " tomber " sur un
bon conseiller ? "
Une démarche volontaire
Auparavant membre d'un réseau salarié en gestion de patrimoine,
François Raphaël, cofondateur de la structure, revient sur sa
démarche : " Au cours de mon expérience en tant que conseiller,
j'ai constaté que trop souvent les produits prescrits étaient
inadaptés au profil du client. " À qui la faute ? Au produit ou
au conseiller ? À ce dernier, bien sûr, car " les conseillers
doivent être indépendants en termes de produits et ne pas se
contenter de ne travailler qu'avec un nombre réduit de fournisseurs
". Primopatrimoine ne propose pas de conseil en gestion de
patrimoine mais un label qualité. C'est pourquoi le site ne
référence que des indépendants qui répondent à toutes les
conditions légales d'exercice de la profession. Encore heureux ! Pour
autant, les conseillers référencés répondent-ils à des critères
d'éthique, de compétence et d'indépendance qui sont indispensables
: " Nous avons établi une charte que les CGPI s'engagent à
respecter ", précise François Raphaël.
Le label peut être retiré
La société revendique à mi-septembre, deux mois après son
lancement, 57 indépendants établis sur 80% du territoire. Comment
ont-ils été choisis ? " Nous avons sélectionné des
professionnels membres d'associations reconnues ou dont nous
connaissons le sérieux. De toute façon, ceux qui sont référencés
ne disposent pas du label à vie. " Tous n'ont pas été
rencontrés physiquement : cela a pu se faire par téléphone.
François Raphaël affirme cependant être en train de tous les
rencontrer progressivement. Pour connaître le nom d'un conseiller
labellisé, le client doit répondre à un questionnaire sur le site
en précisant notamment le montant de son impôt. Primopatrimoine
transmet ensuite les coordonnées du prospect à un CGPI de la région
concernée. Primopatrimoine contactera ensuite le client après le
rendez-vous pour savoir s'il est satisfait. Pour ces services, le site
est rémunéré pour son apport d'affaires au regard du volume
traité. La société pourrait facturer l'affiliation. Si le
responsable reste évasif sur les services qui justifieraient cette
décision, il répond qu'il n'est pas question d'évoluer vers une
franchise.
M.M. |
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| Gestion de Fortune |
01/11/2006 |
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Article paru dans le N° 165 du mois de novembre 2006
Choisir son CGPI
Les éléments qui comptent
Comment sélectionner un conseiller
en gestion de patrimoine indépendant ?
Au-delà de sa réputation et de l'importance du contact humain, il
existe aujourd'hui tout un ensemble de paramètres pour arrêter son
choix. Visite guidée.
Ils sont entre 2000 et 3 000 répartis sur toute la
France et collecteraient de 7% à 10 % de l'épargne financière des
ménages. Les clients, qui ne connaissaient pas l'existence des
Conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) il y a
encore quelques années, peuvent se poser une question légitime:
comment trouver la perle rare? Plusieurs éléments permettent
aujourd'hui d'y voir plus clair.
Votre conseiller est-il CIF ou démarcheur?
Pour l'Autorité des marchés financiers, pas de doute: "Afin
d'assurer une meilleure protection des investisseurs, la loi de
sécurité financière du 1er août 2003 a renforcé le cadre de la
commercialisation de produits financiers ou bancaires en définissant
de manière plus stricte: les conditions de vente lors du démarchage;
le statut des personnes physiques ou morales habilitées à faire du
démarchage; les exigences d'enregistrement des démarcheurs
". Dans un souci de pédagogie, l'AMr a repris ces principales
nouveautés sur son site Internet dans une rubrique dédiée aux
client et intitulée "vous êtes démarché". Parmi
les thèmes traités, deux sont particulièrement novateurs: vos
droits lorsque vous êtes démarché et les réflexes que vous devez
avoir. Un petit guide pédagogique consacré au démarchage bancaire
et financier est également à la disposition du public. Principal
apport pour les clients: la création et la mise en ligne d'un fichier
centralisé des démarcheurs. Celui-ci est riche en renseignements,
puisqu'il permet à toute personne démarchée de vérifier que le
professionnel qui l'a contacté est bien autorisé à lui proposer des
produits ou services financiers et de connaître l'identité des
établissements financiers pour le compte desquels il agit.
Autre apport de la loi du 1er août 2003, la création d'un statut de
Conseiller en investissements financiers (CIF). Pour le président de
la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP), Paul Laïs, " il
est impossible de faire de la gestion de patrimoine sans s'occuper des
actifs financiers du client, or pour pouvoir conseiller ce dernier il
faut être CIF ". Comme l'explique Bruno Izard, secrétaire
général adjoint de l'AMr, " le CIF est un label de qualité
en voie de pleine reconnaissance ". Selon lui, trois facteurs
garantissent cette recherche de sécurité pour l'épargnant : "
la procédure d'adhésion, le code de bonnes conduites et les
contrôles mis en place par les associations ". Concrètement,
les CGPI souhaitant pratiquer du conseil en investissements financiers
doivent adhérer à une des six associations professionnelles
agréées par l'AMr et chargées de tenir à jour le fichier des CIF.
Pour être enregistrés, les CIF doivent remplir des conditions d'âge
et d'honorabilité, de compétences professionnelle et respecter les
règles de bonne conduite fixées par l'AMF et par l'association à
laquelle ils adhèrent. Désormais, comme le précise Bruno Gizard,
" les conseillers peuvent faire valoir que leur statut a pour
objet de garantir au client un service sûr et de qualité ".
Fin septembre, 1105 CIF étaient enregistrés par les six associations
agréées.
Quel sens donner à la certification ?
Créée avant la loi de Sécurité financière, " la
certification CGPC a d'emblée été définie et organisée comme un
système d'auto-organisation et d'auto-réglementation ayant pour
finalité essentielle les garanties que les professionnels se devaient
d'apporter aux titulaires de patrimoine, leurs clients "
précise l'association des Conseils en gestion de patrimoine
certifiés (CGPC), membre du réseau mondial Financial Planning
Standards Board. L'annuaire des certifiés, qui compte aujourd'hui
1650 membres, est disponible sur le site Internet de l'association.
Mais pourquoi choisir un CGPI certifié? Selon la CGPC, ce choix
apporterait la garantie d'avoir un conseiller compétent puisqu'il a
dû satisfaire à un examen national de certification composé de cinq
unités de valeur, qu'il suit 60 heures de formations obligatoires
tous les deux ans et qu'il s'engage à respecter un code de
déontologie prévoyant notamment un travail "dans l'objectif
exclusif de la satisfaction des intérêts du client". Le
certifié doit également justifier par écrit auprès du client de
ses préconisations. Enfin, le certifié "s'impose de ne pas
intervenir dans des domaines qui ne sont pas de sa compétence et de
faire appel à des spécialistes chaque fois que cette nécessité est
avérée. " Claude Bensoussan, président de l'association
CGPC, ajoute: "La certification offre à la fois des garanties
aux clients mais aussi aux professionnels qui ménagent au mieux sa
responsabilité morale, civile et pénale ". Pour autant, si
le certifié s'engage au respect de nombreuses règles, il n'est en
revanche contrôlé qu'en cas de plainte effectuée par le client. A
ce jour, aucun n'a eu à subir ce sort.
L'apparition des normes
Nouveau venu sur le marché, la norme ISO 22222, créée en
décembre 2005. Derrière ce nom de code un peu barbare, le
consommateur est dans tous les esprits, comme le précisait
l'Association française de normalisation (Afnor) dans un communiqué
de presse en date du 18janvier 2006: "Cette norme concerne les
consommateurs qui peuvent avoir recours à ce type de conseil et qui
sont en droit d'exiger à ce titre, confiance, confidentialité et
garantie de compétence en matière de gestion patrimoniale.
" Concrètement, et c'es l'objectif des normes ISO, l'existence
d'un standard de certification reconnu par une autorité
internationale labellise un savoir-faire. Pour en savoir plus, le
texte complet, particulièrement technique, est disponible sur le site
internet de l'ISO. Mais il est vendu. Au final, si cette nouvelle
norme permet aux consommateurs de choisir un conseiller patrimonial
certifié ISO, encore faut-il garder à l'esprit qu'il existe en
réalité trois modes d'évaluation. Parmi celles-ci,
l'auto-évaluation ! Une option cocasse, dans laquelle les
consommateurs sont en droit d'avoir une confiance limitée. Les deux
autres types d'évaluation semblent plus fiables : la certification
par un organisme de type BVQI, LRQA ou par un autre organisme
accrédité pour l'occasion. Didier Pagel, indépendant du patrimoine,
et la CGPC qui ont participé à la création de cette norme ont
annoncé leur intention de devenir organisme certificateur ISO 22222.
En attendant les premiers candidats, Didier Page vient de publier un
Guide de bonne conduite du conseil en gestion de patrimoine qui
reprend entre autres les points forts de la norme. " Il s'agit
de la mise en place d'une organisation, d'un savoir être,
savoir-comment et d'une vision partagée permettant dans un langage
commun de s'adapter, par de bonnes pratiques, aux évolutions des
attentes et des besoins des consommateurs ", précise
l'auteur.
Groupements, franchises : un plus pour le client
?
Avec un effectif moyen de 2,6 personnes par cabinet en 2005, bon
nombre de structures fonctionnent en solo, ou presque. Face à cette
solitude, le regroupement est une solution de plus en plus envisagée
par la profession et reste en tout cas jugé incontournable par plus
de 90% d'indépendants interrogés par la société d'études Aprédia.
Les franchises particulièrement présentes dans le commerce
(coiffeur, opticien, habillement…) ont d'ailleurs investi ces
dernières années le créneau de la gestion de patrimoine.
Les franchises de CGPI sont à l'heure actuelle au nombre de cinq. La
plus ancienne, FIP Patrimoine, présente sur le créneau depuis 2000
et qui recense 37 franchises, avance les principaux avantages d'un
indépendant franchisé : " Le conseiller est deux fois plus
performant en moyenne qu'un indépendant isolé et il a beaucoup plus
de temps pour s'occuper de ses clients ", estime Jacques
Bouhana, président fondateur de FIP Patrimoine. " En
s'adossant à notre franchise, il met à la disposition des clients
les compétences d'une équipe dédiée. Lorsqu'il traite un dossier
c'est près de huit personnes qui interviennent successivement et
collégialement pour le mener à bien ".
" A l'inverse, la franchise est perçue comme une tutelle qui
impose des produits à commercialiser, une approche de travail et une
ponction du chiffre d'affaires réalisé par le conseiller qui ne peut
justifier l'assistance technique apportée en échange ",
prévient Aprédia. Preuve de ce manque d'indépendance, trois des
cinq franchises existantes comptent parmi leurs actionnaires des
fournisseurs de produits : Cardif et les AGF détiennent ainsi 46% du
capital de FIP Patrimoine, Expert et Finance est filiale du groupe
Generali, W Finance est filiale du groupe AGF. En matière
d'indépendance, les groupements de cabinets ont bien meilleure presse.
Une vingtaine est recensée en France auxquels il faut rajouter les
alliances informelles. Faire partie d'un groupement n'est pas vécu
comme une remise en cause de l'autonomie du CGPI.
Encore faut-il que cette indépendance repose sur le respect de la
liberté de chaque membre, notamment en matière de choix des produits
et d'organisation du travail. L'avantage principal à faire partie
d'un groupement, affirme Aprédia, concerne les échanges de
compétences. Le client, lui, pourra en attendre un conseil plus
efficace et plus conséquent. Entre démarcheur, CIF, certifié CGPC,
certifié ISO 22222, franchisé ou regroupé, il dispose en tout cas
d'un certain nombre d'éléments objectifs - plus ou moins selon le
cas - lui permettant de dénicher la perle rare.
Par paresse, ou en complément,
il pourra toujours se renseigner également auprès de Primopatrimoine,
un site qui entend se mettre à la place du client : " Le
milieu de la gestion de patrimoine est une jungle, vous trouvez sur ce
créneau du plus sérieux au bandit ", explique François
Raphaël, cofondateur de Primopatrimoine, ancien chef d'entreprise et
ancien gestionnaire de patrimoine. Les professionnels sélectionnés
par Primopatrimoine (58 à ce jour) s'engagent à respecter et à
faire respecter par tous les tiers qui pourraient intervenir auprès
des contacts qu'elle reçoit de Primopatrimoine les obligations
relatives à l'exercice professionnel, celles liées à l'intérêt du
client et celles en relation avec l'organisation de la relation
client. Rien de bien original au final. Pour François Raphaël, la
différence est ailleurs : " Nous sélectionnons des CGPI
parce qu'ils sont connus et reconnus dans le milieu et nous assurons
un suivi du client, en vérifiant auprès de ce dernier qu'il est
pleinement satisfait du CGPI ". Le cadre
réglementaire donnait déjà de sérieuses indications sur les champs
d'activité du conseiller. Les normes et certifications apportaient
des indications, relatives, sur ses qualités techniques.
L'appartenance à un regroupement est un plus. Reste toujours
l'essentiel, mais le plus dur à déterminer : la compétence et le
talent !
Caroline Dupuy |
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